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  27 février 2017

 

 

 

 Top 4 des conseils que j’aurais voulu entendre de la part d’un conseiller en orientation

 Par Christian Boucher, conseiller en insertion socioprofessionnelle

 

 

Ceux qui me connaissent savent que j’adore mon travail et que je m'épanouis totalement dans le fait d’accompagner de jeunes adultes un peu (parfois beaucoup) déroutés qui aspirent à une meilleure vie. Mais entre la fin de mon secondaire et le moment où je vous écris ces quelques lignes, mon trajet scolaire et professionnel a été ponctué d’un nombre incalculable de réflexions et de décisions, parfois bonnes, parfois moins bonnes. J’ai reçu plusieurs conseils, parfois bons, parfois moins bons. Avec du recul, je réalise que mon trajet aurait possiblement été plus paisible, moins houleux, si j’avais moins résisté à certaines recommandations et davantage écouté les conseils plus sages dispensés par mes proches et conseillers d’orientation.  Allez, à mon tour de me transformer en gourou du counseling d’orientation. Voici mon top 4 des conseils que j’aurais voulu entendre de la part d’un conseiller en orientation lorsqu’est venu le temps de cocher la petite case sur le formulaire d’admission, la toute petite case qui allait avoir un impact majeur sur ma future vie professionnelle, et bien entendu personnelle :

 

 

1-      Possiblement peu linéaire sera ton parcours professionnel.

 

Qui ne s’est pas imaginé adolescent faire un choix X, étudier X, travailler X et réussir X? Nous l’avons tous fait, et nous avions toutes les raisons du monde de croire qu’il en serait ainsi. Mais quels sont ceux qui ont réellement suivi le trajet X du début à la fin? Si c’est votre cas, vous faites possiblement partie d’une très faible minorité. Et de cette minorité, vous devez indubitablement vous retrouver dans l’une ou l’autre de ces deux catégories : les visionnaires extraordinaires ou les « quand-on-commence-quelque-chose-on-le-poursuit-jusqu’à-la-fin ». Quant à la moyenne des ours, il se retrouvera, dans sa vie, face à un bombardement de décisions : « Quel programme? Quelle école? Quelle option? Quelle concentration de cours? Quel employeur? Quel milieu? etc. À ça, s’ajoutent toutes les embûches, les opportunités, les rencontres, les hasards de la vie. Si on m’avait dit plus jeune que mon parcours professionnel allait autant changer et être en mouvance au fil des années, je ne me serais certainement pas mis autant de pression à vouloir choisir LA bonne formation.

 

 

2-      Les chances sont infiniment minimes que tu sois un jour jongleur ou curé.   

 

Au secondaire ou même plus tard à l’âge adulte, nous avons tous, sans exception, fait la rencontre d’un conseiller en orientation qui nous a fait passer un test d’intérêts. Ce qui est bien dommage dans la plupart des cas, c’est que l’être humain a tendance à retenir davantage les informations qui marquent son imaginaire plutôt que les plus utiles. C’est pour cette raison d’ailleurs que plusieurs se souviennent être ressortis d’un processus d’orientation avec cette recommandation qu’ils devaient se diriger vers la jonglerie ou la prêtrise. Pour tous ces gens qui demeurent avec cette vague impression d’avoir rencontré une version cheap de devin ayant perdu toutes ses capacités, détrompez-vous! Celui-ci ne vous a certainement pas dicté votre choix professionnel, du moins je l’espère. Il vous a possiblement remis une liste de professions en lien avec votre profil afin de vous permettre d’explorer une multitude de professions qui pourraient vous intéresser. Si j’avais mieux compris plus jeune ce qu’essayait de faire mon conseiller en orientation, peut-être aurais-je pu bénéficier davantage de ses conseils.

 

N.B. À noter ici que dans le cadre de ce billet, il est important de bien comprendre que je n’ai rien contre les jongleurs ni les prêtres et que ces professions n’ont été citées qu’en exemple.   

 

 

3-      Tu ne choisirais pas ta maison qu’en la voyant sur Internet, alors ne fais pas ça avec ta future profession!

 

Lorsque vient le temps de faire des choix importants, en général, nous prenons tous les dispositions nécessaires pour évaluer les différentes options pour nous assurer que nous ne commettons pas d’erreurs. À l’achat d’une maison, nous payons les services d’un inspecteur en bâtiment. Même chose pour une voiture usagée, nous la faisons vérifier par un garagiste. Quelqu’un a déjà fait une demande en mariage à une femme ou un homme en ayant seulement lu sa fiche descriptive sur un site de rencontre? Et pourtant, plusieurs personnes ne croient pas à la pertinence d’aller plus loin que le simple fait de feuilleter un guide de formations ou de naviguer sur Internet lorsque vient le temps de choisir la profession qu’elles occuperont en moyenne 35 heures par semaine pendant plus de 35 ans. Mais quels moyens pouvons-nous mettre en place pour minimiser ces risques? Évidemment, il y a la réponse classique de la visite chez le conseiller en orientation, celui qui ne vous prédira pas que vous deviendrez jongleur ou curé, bien sûr. Mais mon conseil le plus judicieux à cette question serait d’aller voir sur le terrain, dans la vraie vie, ce que font les gens qui exercent des professions qui pourraient vous intéresser. Avant de faire un choix de formation, tous devraient prendre quelques minutes de leur vie pour aller rencontrer un travailleur qui œuvre dans le secteur et lui poser une série de questions qui les préoccupent. Et si ce que vous entendez ne fait pas votre affaire, vous surprend, et bien temps mieux! Ces quelques minutes vous auront permis de sauver plusieurs années de travail moches. Go, réseautez, rencontrez, questionnez et analysez! Rappelez-vous que plus on a d’information, moins vous courez de chances de vous tromper.

 

 

4-      Fais de ton mieux et (normalement) le reste suivra!

 

Possiblement, le conseil le plus simple, mais oh combien le plus sage! J’ai rencontré, au cours de ma pratique, plusieurs jeunes inquiets, angoissés, anxieux à l’idée de faire le bon choix. Pas besoin de vous faire la nomenclature de tous les impacts que ces états d’âme peuvent engendrer sur la personne, ils sont bien évidents. Mais si seulement ces jeunes pouvaient apprendre à se faire confiance, réaliser que le plus important dans tout ça n’est pas de trouver LE bon métier, mais plutôt de faire de son mieux, de faire les démarches proposées et surtout tenter de trouver une certaine forme de sérénité dans tout ce processus en visant l’équilibre. À force de tout vouloir planifier, de tout vouloir organiser et prévoir, on oublie parfois de prendre la route. Ça ne veut évidemment pas dire de partir sans carte, ni boussole. Allez, c’est maintenant le temps d’y aller et d’avancer! Rappelle-toi que le chemin sera long, parsemée d’imprévus, mais que si tu te fais confiance et que tu te préoccupes simplement de vouloir faire de ton mieux, les choses devraient bien se passer pour toi!

 

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