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27 septembre 2017

Focus carrière : Répartiteur 911 

 

Option-travail répartiteur 911

Samuel L.
Répartiteur 911

 

La plupart des gens vont appeler le 911 peu de fois dans leur vie. Et dans la majorité des cas, ce sera le pire moment de leur vie ou de celui pour qui ils passent le coup de fil. Souvent, il s’agit d’un moment de grande détresse ou d’impuissance. Les gens font le 911 quand ils ont besoin d’aide MAINTENANT. Mon travail consiste à prendre ces appels à longueur de journée (ou de nuit) et d’être là, au moment où ils en ont le plus besoin.

 

 

1. Pourquoi avoir choisi ce domaine en particulier? D’où est venue cette idée ?

Comme la plupart des gens qui « atterrissent » à la répartition, j’ai commencé cet emploi comme un « en attendant ». Dans mon cas, j’espérais devenir pompier professionnel. Un de mes amis, dans la même situation que moi, a trouvé cet emploi par hasard en regardant les offres d’emplois. Lorsqu’il m’en a parlé, ça m’a rapidement interpellé et 6 mois plus tard j’étais engagé au même endroit. Tout en continuant de chercher un emploi de pompier à temps plein, je suis tombé en amour avec le métier de répartiteur. À un tel point que j’ai finalement abandonné les recherches pour devenir pompier, non seulement parce que c’était infructueux, mais surtout parce que j’adore ce que je fais.

 

2. Comment y arriver? 

Officiellement, on doit posséder un DES. Officieusement, la sélection est très serrée et est basée sur d’autres critères qu’un simple diplôme d’études secondaires. Chaque année, entre 4 et 6 personnes sont sélectionnées sur plusieurs centaines de candidatures. En théorie, il n’y a pas d’âge minimum, mais la maturité est prise en compte. Les plus jeunes recrues sont généralement âgées de 21-22 ans. De plus, il existe depuis quelques années une AEC, pour ceux qui souhaitent exercer ce métier, donnée au Cégep de Beauce-Appalaches. Or, à ma connaissance, aucune centrale n’exige cette formation. Pour ma part, j’ai un DES, un DEP en intervention en sécurité incendie et un DEC en prévention des incendies.

 

La plupart des répartiteurs ont un background dans les services de l’urgence ou le droit (ex. : aspirant police/pompier, agent correctionnel, étudiant en droit, etc.). Toutefois, certains ont des parcours complètement divergents et cadrent parfaitement dans le métier. Comme quoi, il y a divers chemins pour y arriver.

 

3. Quel est votre parcours professionnel jusqu’à maintenant ?

Plus jeune, j’ai été camelot, plongeur, cuisinier, livreur et gérant de restaurant. Aujourd’hui et depuis maintenant 7 ans, je suis répartiteur 911 à la centrale de Lévis et pompier volontaire à Laurier-Station.

 

4. Quel profil et qualités faut-il avoir pour exercer ce genre de métier? 

Être calme, à l’écoute (langage verbal et non verbal), avoir l’esprit de synthèse, être capable de faire plusieurs choses en même temps, être empathique et savoir supporter la pression et le stress.

 

5. Quels sont les défis à relever? 

Il n’y a pas vraiment de journée type. Dans ce domaine, tout peut bien aller et la minute d’après c’est la débandade. Grosso modo, pour peindre un portrait fidèle de ce qui se passe, nous desservons 4 villes en services de police, une quarantaine de villes en services de sécurité incendie et 500 000 personnes en appels 911. Bien que certains postes de travail soient dédiés à la prise d’appel 911, tout le monde sur le plateau a la possibilité de prendre des appels. Certains appels seront transférés aux services d’incendie et aux corps de police que nous desservons. Quant aux appels en lien avec l’état de santé des personnes, nous les transférons à la centrale ambulance du secteur (après avoir validé, bien évidemment, les informations et évalué l’état de la situation).

 

Exemple de cas : Pendant qu’un répartiteur prend un appel d’une personne dont la maison est en feu, un autre répartiteur envoie les pompiers en les contactant sur les ondes radio. Tout au long de l’intervention, ce dernier sera le lien direct avec les pompiers (pour leur donner des informations complémentaires, pour faire appel aux autres intervenants Hydro-Québec, Gaz Métro, la Croix-Rouge, etc., et pour envoyer des ressources supplémentaires, etc.). Plusieurs répartiteurs peuvent travailler sur le même appel afin que tout se fasse le plus efficacement possible et que les intervenants arrivent le plus rapidement possible.

 

6. Quel est le meilleur aspect de votre travail? 

Le sentiment du devoir accompli et d’être utile à la société et aux citoyens, la possibilité d’avoir des horaires variables et le rythme de travail qui varie à tout moment au sein d’une équipe géniale.

 

7. Avez-vous un objectif de carrière ou des projets qui s’en viennent? 

En lien avec le domaine de l’urgence aucun. Les minces possibilités d’avancement (devenir cadre) ne m’intéressent tout simplement pas, car il ne s’agit pas du tout du même métier. Dans un tout autre ordre d’idées, je suis en train d’acquérir des immeubles locatifs. C’est mon side project.

 

8. Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui souhaite réussir dans le domaine?

C’est difficile de répondre, parce qu’à la base tu es fait pour ce travail ou tu ne l’es pas. Certaines personnes démissionnent après quelques semaines, car elles se rendent compte que ce n’est pas du tout pour elles. Sinon, tu travailles sur tes habiletés personnelles pour devenir meilleur dans ce que tu fais (rapidité, écoute, connaissances, esprit de synthèse, etc.).

 

 

Professionnellement, ce n’est pas un métier qui offre de l’avancement ou du moins très peu, pour ceux que ça intéresse. Par contre, mon métier m’apporte beaucoup de satisfaction personnelle et un sentiment du devoir accompli. Par exemple, aider à retrouver un adolescent perdu, calmer un suicidaire en attendant que les secours arrivent, localiser un accident où les gens sont coincés dans les véhicules et prendre les informations pour aider, par la prise d’appels, à l‘arrestation d’une personne ivre au volant, etc.

 

 

 

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